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Loin d’être une simple question d’apparence, l’obésité est une véritable maladie chronique qui touche aujourd’hui plus de 8 millions de Français1 et un milliard de personnes dans le monde2. Cette maladie résulte d’un déséquilibre entre alimentation, génétique et mode de vie. Découvrez ses causes, ses conséquences et les solutions disponibles, notamment les traitements innovants par agonistes du GLP-1 et la chirurgie bariatrique.

Qu’est-ce que l’obésité ?

Selon la Commission Lancet, l’obésité est une maladie chronique liée à un excès de graisse corporelle, pouvant perturber le fonctionnement de certains organes ou l’équilibre général de l’organisme. Elle ne dépend pas seulement du poids ou de la taille, mais surtout des effets que cet excès de graisse peut avoir sur la santé.

À quel stade d’obésité suis-je ?

La Commission Lancet distingue deux stades :

L’obésité préclinique : il y a un excès de graisse, mais les organes fonctionnent encore normalement. Le risque de maladies augmente, mais la personne n’est pas encore considérée comme malade.
L’obésité clinique : l’excès de graisse commence à perturber la santé, provoquer des symptômes ou limiter certaines activités.

Qu’est-ce que l’IMC ? 

L’Indice de Masse Corporelle 3 (IMC) est un outil de mesure utilisé pour évaluer la corpulence d’un individu. Il est calculé en divisant le poids (en kg) par la taille (en m²).

IMC obesite

Classification du surpoids et de l’obésité selon les seuils internationaux

La valeur de référence de l’IMC se situe entre 18,5 et 24,5 kg/m2.

Une personne adulte est considérée comme :

  • En surpoids si son IMC est compris entre 25 et 29,9 kg/m2
  • En situation d’obésité modérée (garde I) si son IMC est compris entre 30 et 34,9 kg/m2
  • En situation d’obésité sévère (grade II) si son IMC est compris entre 35 et 39,9 kg/m2
  • En situation d’obésité massive (grade III) si son IMC est supérieur ou égal à 40 kg/m2

L’IMC est un outil simple et rapide pour dépister l’obésité, mais il ne tient pas compte du sexe, de l’âge ou de la composition corporelle. C’est pourquoi il doit être complété par d’autres mesures :
Le tour de taille aide à évaluer la graisse abdominale, liée au risque cardiovasculaire. Ce risque augmente au-delà de 94 cm chez l’homme et 80 cm chez la femme.
La composition corporelle, qui distingue masse grasse et masse maigre, peut également être mesurée grâce à des techniques spécialisées pour affiner l’évaluation.

Quelles sont les causes de l’obésité ?

L’obésité est souvent le résultat d’un déséquilibre prolongé entre les apports et les dépenses énergétiques2 mais cette maladie multifactorielle résulte souvent de plusieurs autres causes4 :

  • Un mode de vie contribuant à la prise de poids marqué par une consommation régulière d’aliments ultra-transformés, trop sucrés, trop gras. Associé à une sédentarité où l’activité physique est limitée ou absente.
  • Une prédisposition génétique, les gènes expliquent entre 40 et 70 % des cas d’obésité⁸.
  • La prise de certains médicaments (antidépresseurs, corticoïdes, antiépileptiques, traitements contre le diabète ou bêta-bloquants7) favorise la prise de poids7
  • Les troubles du sommeil et la perturbation du rythme veille-sommeil (rythme circadien) peuvent déséquilibrer la régulation de l’appétit et favoriser la prise de poids.
  • Le stress, l’anxiété ou la dépression, qui peuvent induire des comportements alimentaires compulsifs.
  • Le contexte social et économique, qui influence l’accès à une alimentation saine et à la pratique d’une activité physique.

Les conséquences de l’obésité sur la santé

L’obésité est associée à de nombreux risques pour la santé4, notamment :

  • Maladies cardiovasculaires : Un excès de graisse augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), d’infarctus dumyocarde etc…
  • Hypertension artérielle : Le surpoids favorise la tension artérielle élevée. Non contrôlée, elle endommage les vaisseaux sanguins et augmente le risque de maladies cardiaques et rénales.
  • Diabète de type 2 : L’obésité est l’un des facteurs majeurs du diabète de type 2. Le surplus de graisse perturbe la façon dont l’organisme utilise l’insuline, ce qui entraîne une augmentation du taux de sucre dans le sang.
  • Cancers : L’obésité est un facteur de risque pour plusieurs types de cancer, notamment le cancer du côlon, du sein, de l’endomètre et du pancréas.
  • Troubles respiratoires : Le surpoids peut provoquer un rétrécissement des voies respiratoires, entraînant des pauses respiratoires pendant le sommeil (apnée du sommeil). Cela cause une fatigue intense, augmente le risque d’hypertension et de maladies cardiaques.
  • Impact psychologique : Les conséquences de l’obésité ne sont pas seulement physiques. Elle peut affecter l’estime de soi, entraîner de la dépression, de l’anxiété ou un isolement social. Ces facteurs peuvent à leur tour compliquer la perte de poids.

Quels sont les traitements disponibles ?

La perte de poids grâce à une alimentation saine

La perte de poids doit s’effectuer de manière raisonnée ; une alimentation équilibrée et une pratique sportive régulière permettent de maigrir de façon progressive sans mettre en danger physique et psychique la personne concernée.

Le traitement de l’obésité grâce aux médicaments innovants : les agonistes GLP-1

Ces médicaments agissent sur différents organes : le pancréas, l’estomac et le cerveau. Leur principal effet est de diminuer la sensation de faim et de ralentir la vidange de l’estomac, ce qui favorise une satiété plus rapide et entraîne ainsi une perte de poids6.

  • Ils doivent être prescrits par des équipes spécialisées dans la prise en charge de l’obésité, souvent dans des centres ou cliniques dédiés.
  • Leur utilisation s’accompagne toujours d’une surveillance médicale stricte, notamment pour ajuster les doses et prévenir les effets secondaires.
  • Ils s’intègrent dans une approche globale, associée à une alimentation équilibrée et à l’activité physique.

Le traitement de l’obésité par la chirurgie

La chirurgie bariatrique est indiquée par décision collégiale et pluridisciplinaire, chez des patients adultes réunissant l’ensemble des conditions suivantes :

-Patient avec un IMC ≥ 40 kg/m2 ou bien avec un IMC ≥ 35 kg/m2 associé à au moins à une comorbidité susceptible d’être améliorée après la chirurgie (notamment maladies cardio-vasculaires, troubles respiratoires, diabète de type 2, etc.).
-En deuxième intention après échec d’un traitement médical, nutritionnel, diététique et psychothérapeutique bien conduit pendant 6 à 12 mois.
-Patients préalablement bien informés ayant bénéficié d’une évaluation complète et d’une prise en charge préopératoire pluridisciplinaire.

  • Techniques restrictives : Elles réduisent uniquement la taille de l’estomac. L’anneau gastrique ajustable et la sleeve gastrectomie (ou gastrectomie en manchon) sont les principaux exemples.
  • Techniques malabsorptives : Elles réduisent la taille de l’estomac et diminuent l’assimilation des aliments. Le bypass gastrique et la dérivation biliopancréatique en font partie

Carences nutritionnelles : pourquoi une supplémentation est indispensable

Les traitements de l’obésité – qu’il s’agisse de la chirurgie bariatrique ou des agonistes du GLP-1 – modifient de façon importante les fonctions du système digestif et peuvent entraîner des déficits en vitamines et minéraux, impactant le statut nutritionnel du patient.

  • Après une chirurgie bariatrique

La diminution de la taille de l’estomac et la malabsorption digestive provoquent souvent des déficits en vitamines et minéraux un suivi nutritionnel régulier est essentiel. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande, depuis janvier 200910, une supplémentation nutritionnelle du patient à vie surtout chez les patients ayant eu un by-pass ou une dérivation pancréatique et au moins une année après une sleeve.

  • Après un traitement par agonistes du GLP-1

Les agonistes du GLP-1, bien qu’efficaces pour favoriser la perte de poids, peuvent aussi altérer la nutrition. Leur action ralentit la motilité gastro-intestinale, ce qui peut réduire l’absorption de certaines vitamines liposolubles (A, D, E) et de la vitamine B12. De plus, leurs effets secondaires fréquents nausées, vomissements ou diarrhée peuvent limiter les apports alimentaires et accentuer les déficits, notamment en vitamine B1 (thiamine).

Des réponses adaptées à vos besoins

Perdre du poids n’est qu’une partie du parcours. Après la chirurgie bariatrique ou les traitements médicamenteux de l’obésité, un nouvel enjeu apparaît : le recours à une supplémentation adaptée permet de corriger les déficits en vitamines et minéraux essentiels et de soutenir l’organisme des patients tout au long de leur parcours de perte de poids. C’est dans cet esprit que MID-CARE a développé une gamme de compléments alimentaires spécialement formulés pour accompagner chaque parcours de soins et favoriser un équilibre nutritionnel durable.

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Référence :

  1. https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/prises-en-charge-specialisees/obesite/  
  2. OMS. Principaux repères sur l’obésité et le surpoids. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/obesity-and-overweight
  3. Surpoids et obésité : calcul d’IMC et bilan médical | ameli.fr | Assuré
  4. Surpoids ou obésité de l’adulte : définition, causes et risques. Site de l’Assurance Maladie. 4 mars 2024https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/surpoids-obesite-adulte/definition-causes-risques
  5. Surpoids et obésité de l’adulte : suivi, médicaments et chirurgie 15 septembre 2025https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/surpoids-obesite-adulte/traitement-medicamenteux-chirurgical
  6. Médicaments et prise de poids https://www.realites-cardiologiques.com/wp-content/uploads/sites/2/2011/01/medicamentsetprisedepoids_RND25.pdf
  7. Loos RJF, Yeo GSH. The genetics of obesity : from discovery to biology. Nat Rev Genet. 2022;23(2) :120- 133. doi:10.1038/s41576-021-00414-z
  8. Surpoids ou obésité de l’adulte : modifier son quotidien pour maigrir. Site de l’Assurance Maladie. 8 juillet 2024. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/surpoids-obesite-adulte/modifier-quotidien
  9. Haute Autorité de Santé. Obésité de l’adulte : prise en charge de 2e et 3e niveaux Partie II : pré et post-chirurgie bariatriquehttps://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-02/reco369_recommandations_obesite_2e_3e_niveaux_ii_cd_2024_02_08_preparation_mel.pdf
  10. Investigating nutrient intake during use of glucagon-like peptide-1 receptor agonist : a cross -sectional study https://www.frontiersin.org/journals/nutrition/articles/10.3389/fnut.2025.1566498/full  

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